
L’orgue
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Orchestre national de Lyon
Notes de programme
sam. 15 mars 2025
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Fantaisie (Moderato – Allegro – Vivace – Recitativo – Adagio) – Adagio (Adagio – Allegro deciso) – Fugue (Allegretto con moto – Allegro con brio – Più mosso – Adagio)
[28 min]
Concert sans entracte.
Hendrik Burkard orgue
Dans le cadre des Journées Jehan Alain organisées à Lyon par la revue Orgues nouvelles du 12 au 16 mars 2025.
L’Auditorium de Lyon compte parmi les trois salles de concert qui, en France, possèdent un orgue. Un privilège qui oblige : ouvrir la scène aux jeunes organistes est primordial, et c’est à quoi s’emploient ces nouveaux Petits Concerts d’orgue avec des artistes au seuil d’une carrière brillante et qui, assurément, n’ont pas envie de passer leur carrière cachés à des tribunes d’églises !
Originaire de Cologne, Hendrik Burkard est devenu parfaitement francophone et francophile en faisant ses études supérieures au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Il a pu s’y imprégner de la musique du Grand Siècle, notamment des entrelacs délicats de la Tierce en taille de Grigny, comme de celle des siècles suivants. Ce concert s’inscrivant dans le cadre des Journées Jehan Alain organisées à Lyon cette semaine, il a choisi de jouer les deux Fantaisies de ce compositeur majeur, mort au front en 1940, à 29 ans. Après ces œuvres d’une profonde poésie, nées respectivement en 1933 et 1936, il pourra faire toute la démonstration de sa virtuosité dans la Danse macabre de Saint-Saëns (1874) et dans la flamboyante Fantaisie et Fugue sur «Ad nos, ad salutarem undam» de Liszt, qui prend pour thème de départ un choral emprunté à l’opéra Le Prophète de Giacomo Meyerbeer, créé à l’Opéra de Paris en 1849. C’est un élève de Liszt, Alexander Winterberger, qui en donna la première audition en 1855, à l’occasion de l’inauguration du nouvel orgue Ladegast de la cathédrale de Merseburg. Mais c’est Saint-Saëns qui en assura la création française le 28 septembre 1878, dans le cadre des concerts inauguraux de l’orgue du Trocadéro – aujourd’hui celui de l’Auditorium de Lyon.
Texte : Auditorium-Orchestre national de Lyon
Les facteurs d’orgue :
Aristide Cavaillé-Coll (1878)
Victor Gonzalez (1939)
Georges Danion/S. A. Gonzalez (1977)
Michel Gaillard/Manufacture Aubertin (2013)
Console :
Christophe Cailleux/Organotech (2024)
Construit pour l’Exposition universelle de 1878 et la salle du Trocadéro, à Paris, cet instrument monumental (82 jeux et 6300 tuyaux) fut la «vitrine» du plus fameux facteur de son temps, Aristide Cavaillé-Coll. Les plus grands musiciens se sont bousculés à la console de cet orgue prestigieux, qui a révélé au public les Requiem de Maurice Duruflé et Gabriel Fauré, le Concerto pour orgue de Francis Poulenc et des pages maîtresses de César Franck, Charles-Marie Widor, Marcel Dupré, Olivier Messiaen, Jehan Alain, Kaija Saariaho, Édith Canat de Chizy, Thierry Escaich ou Philippe Hersant. Remonté en 1939 dans le nouveau palais de Chaillot par Victor Gonzalez, puis transféré en 1977 à l’Auditorium de Lyon par son successeur Georges Danion, cet orgue a bénéficié en 2013 d’une restauration par Michel Gaillard (manufacture Aubertin) qui lui a rendu sa splendeur. La variété de ses jeux lui permet aujourd’hui d’aborder tous les répertoires, de Bach ou Couperin aux grandes pages romantiques et contemporaines. C’est, hors Paris (Maison de la Radio et Philharmonie), le seul grand orgue de salle de concert en France. Depuis octobre 2024, il bénéficie d’une console neuve, réalisée par Christophe Cailleux/Organotech.
L’orgue